Que faire en cas de piqûre ?

Si le dard est visible, ce qui est fréquemment le cas avec les abeilles , essayer de l’enlever très rapidement à l’aide d’une pince ou avec ses ongles. Le dard, bien que détaché de l’abdomen de l’abeille, est autonome. Il dispose de petits crochets qui s’ancrent dans la peau. L’abeille perd son dard lorsqu’elle pique et meurt ensuite, contrairement à la guêpe qui possède un dard lisse et qui peut piquer plusieurs fois.

Après détachement, le dard continue à s’enfoncer dans les chairs et à vider ses sacs à venin, durant 5 à 10 minutes. En cas de réaction locale, au niveau de la piqûre, il est recommandé de refroidir avec une poche de glace et d’appliquer une crème à base de cortisone ou d’absorber un comprimé antihistaminique.

Plus pratique et aussi très efficace, frotter la zone piqûre avec un oignon ou une échalote coupée en 2 . On peut aussi approcher une flamme près de la piqûre.

En cas de réaction généralisée, rester calme, ne pas trop bouger, s’allonger et appeler les secours (112, 15 (SAMU) ou 18 (Pompiers)). On pourra également se servir de sa trousse d’urgence et réaliser son injection d’adrénaline avant d’appeler les secours.

Que faire en cas d’allergie ? 

L’allergie correspond à une réponse excessive de l’organisme à une substance qui lui est étrangère. Cette substance tout à fait inoffensive pour certains, va être considérée à tort comme dangereuse par les personnes sensibles et va provoquer une réaction allergique. Elle est appelée allergène.

Lorsque la personne allergique est en contact avec cette substance, elle va fabriquer des anticorps particuliers destinés à la combattre. Les mécanismes immunologiques de défense de l’organisme vont réagir de façon exagérée contre un allergène, on parle alors d’hypersensibilité.

Les venins des abeilles, des guêpes ou des frelons peuvent provoquer des réactions allergiques.La piqûre provoque une vive douleur, un peu comme une brûlure.

La réaction peut être locale : rougeur, éruption, démangeaison, gonflement.

Elle peut être généralisée (gonflement du visage, des extrémités) avec apparition d’une gêne pour avaler, parler (oedème de Quincke).

Elle peut aussi provoquer une réaction plus grave comme un choc anaphylactique et entrainer la mort. Ainsi, des picotements dans le bout des doigts, des sueurs froides sur les tempes, des jambes qui flageolent, l’horizon qui s’obscurcit (avec les yeux ouverts, la vue disparait) sont les signes annonciateurs d’une perte de connaissance prochaine. Il est alors très urgent d’appeler les secours.

Consulter un allergologue

Ensuite, il sera nécessaire de consulter un médecin allergologue qui cherchera à identifier, par des tests divers, l’allergène (ou les allergènes) en cause et à s’assurer de sa (leur) responsabilité dans la survenue des symptômes.

Cette détection peut conduire à la prescription d’une trousse de secours (adrénaline injectable, corticoïde injectable, antihystaminique, etc…) ou à la mise en place d’un traitement par désensibilisation, qui est le seul traitement à ce jour susceptible de modifier l’évolution naturelle de la maladie allergique.La désensibilisation se déroule par étapes, sur une durée prolongée (3 à 5 ans). La durée d’un protocole de désensibilisation dépend de chaque patient.