DÉFINITION DU PSE

En apiculture, il y a à ce jour 5 Maladies Réputées Contagieuses (MRC) :

  • La Loque Américaine
  • La Nosémose
  • Tropilaelaps Clareae
  • Aethina Tumida
  • La Varroase

Les maladies d’élevage sont classées en 3 catégories en fonction de leur importance. En ce qui concerne les abeilles, les maladies de catégorie 1 (Ex : la Loque Américaine) sont prises en charge par l’état . Les maladies de catégorie 2 ont un intérêt économique certain et leur gestion est prise en charge par la filère ou groupement d’éleveurs , c ‘est le cas de la Varroose. Les maladies de catégorie 3 , les autres, sont à la charge de l’apiculteur.

Etant donné que tous les ruchers sont touchés par la présence du parasite Varroa Destructor, la lutte contre la maladie ne peut être que collective sous la responsabilité du groupement entouré d’un Vétérinaire Conseil et d’une équipe de TSA ( Techniciens Apicoles)

3 conditions doivent être remplies pour que la lutte soit efficace :

  • L’identification des ruchers et des apiculteurs est nécessaire.
  • Un traitement est obligatoire en fin de production après le retrait des hausses.
  • Un contrôle de la bonne application du traitement et de son efficacité doit être réalisé par l’équipe des TSA encadrée par le Vétérinaire.

Le Plan Sanitaire d’Élevage Apicole peut être défini comme « l’ensemble des interventions qui doivent être réalisées systématiquement dans un but prophylactique sur l’ensemble des ruchers, selon un calendrier préétabli, en fonction des dominantes pathologiques particulières aux colonies d’abeilles et compte tenu tant des conditions géographiques propres à la région que des facteurs climatiques et saisonniers » (décret du 31/08/81).

Le GDSA56 est doté d’un PSE (Programme Sanitaire d’Élevage). Il s’agit d’un agrément qui lui autorise l’accès et la délivrance de certains médicaments à visée préventive dans le domaine apicole. En l’occurrence, ce sont des médicaments antiparasitaires contre le varroa.

OBJECTIFS DU PSE :

  • diffuser les bonnes pratiques sanitaires apicoles aux apiculteurs. Ces pratiques devraient limiter le développement des maladies apiaires. Dans ce cadre, il est prévu une visite de tous les apiculteurs adhérant aux PSE sur la période de 5 ans de validité de l’agrément.

  • inciter les apiculteurs à agir de manière préventive contre le développement du Varroa Destructor présent dans la totalité des ruchers du département en abaissant la pression du parasite à un seuil tolérable par la colonie.

  • faire appel aux moyens disponibles en pharmacie vétérinaire : liste de médicaments autorisés dans le cadre du PSE pour un groupement agréé selon le Code de la Santé Publique.

  • utiliser uniquement les produits ayant une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour conserver au miel sa réputation de produit de qualité.

  • mettre à disposition des apiculteurs utilisant des traitements avec AMM, la procédure d’utilisation de celui-ci afin d’obtenir le meilleur résultat.

  • inciter les apiculteurs à tenir à jour un registre d’élevage rendu obligatoire par l’arrêté du 5 juin 2000 et publié au J.O. du 25 juin 2000. Ce registre permet aux apiculteurs d’avoir un outil utile pour un meilleur suivi sanitaire des colonies d’abeilles.

MODALITES DE SUIVI DES PROGRAMMES SANITAIRES D’ÉLEVAGE :

Dans le cadre du PSE, le GDSA travaille en liaison avec un Vétérinaire Conseil.
Compte tenu de la spécificité de l’encadrement sanitaire apicole, le rôle du Vétérinaire Conseil consiste principalement à superviser l’application du plan sanitaire d’élevage, en particulier le choix de traitement des colonies en fin de production. Il effectue lui-même des visites de contrôle de ruchers, la majorité de ces visites étant à la charge du GDSA par l’intermédiaire des Agents Sanitaires Apicoles.
L’objectif étant que la présence de varroa dans la colonie ne dépasse pas un seuil préjudiciable pendant la saison de production et pendant la période hivernale . Dans le but de maintenir des colonies suffisamment forte pour repartir au printemps suivant et les années suivantes